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Kamel Yahiaoui, peintre et artiste plasticien
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Kamel Yahiaoui, peintre et artiste plasticienAppartenant à la génération d’artistes d’après l’Indépendance, Kamel Yahiaoui est né à Alger en 1966. Très jeune, il montre un intérêt marqué pour tous les arts : la musique, le chant, la poésie, ainsi que le dessin et la peinture.

 

Il finira par choisir des études à l’école des Beaux-Arts d’Alger jusqu’en 1989, avant de poursuivre sa formation en France, jusqu’en 1991. Il vit et travaille à Paris. Son œuvre s’inscrit pleinement dans l’art contemporain. Entre ses deux disciplines préférées, la peinture et la sculpture, Kamel Yahiaoui utilise une large panoplie de techniques de supports et de matériaux.

Ainsi, il intervient sur de la toile de jute, des morceaux d’ardoise, des appareils électroménagers et même des serpillières. Le travail de remise en cause des supports classiques s’accompagne aussi chez cet artiste d’une remise en cause au plan des thématiques et d’un engagement manifeste pour diverses causes.

Ainsi, il a traité en 2006 à travers l’exposition « Rideau d’interrogation » tenue au Centre culturel de Paris, du problème des grandes déportations de l’histoire. La traite des Noirs, la relégation au bagne des Algériens et celle des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, provoquant parfois des polémiques.

Le thème de l’exil le préoccupe fortement, il a réalisé ainsi un travail créatif utilisant de vieilles valises et s’inspirant notamment de l’œuvre théâtrale de Kateb Yacine : « Mohamed prends ta valise », « les ancêtres redoublent de férocités »… Il aime travailler à partir d’un thème en développant une série d’œuvres sur ce dernier.

Ainsi, a-t-il produit ces dernières années plusieurs séries qui se caractérisent par leur lien à l’actualité et des titres chocs : « Spasmofolies », « Les chercheurs du jour », « Le square des innocents », « L’homme manuscrit », « L’homme et son état », « Les enfants des Intifadas », « La mémoire séquestrée », « Les enfants soldats ».

Ses premières amours pour la musique et le chant et surtout du patrimoine algérien, l’ont poussé à réaliser des installations audiovisuelles, en s’appuyant sur El Meknassia, chantée par El Hadj M’hamed El Anka et écrite par Sidi Kaddour El’Alami.

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