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Notre pays est situé dans une zone géographique où l’activité sismique est permanente. Ajouter à cela, les autres catastrophes naturelles ; inondations, feux de forêt… répétitifs ces dernières années avec acuité. Pour parer à ces dernières, ou tout au moins en limiter les dégâts ; de même qu’une politique de prévention est essentielle une stratégie dans la démarche à entreprendre pour prévenir, sensibiliser et à agir avant, pendant et après la catastrophe. A cet effet, une table ronde ayant pour thème : « Risques sismique, politique de prévention et état des lieux en la matière » a été organisé au cercle de presse El moudjahid, à Alger. Cette rencontre a regroupé de nombreux spécialistes et professionnels des différents organismes liés au thème : Le CRAG, le CTC, le C-RA, le CGS, CRM…
« Nous faisons face à une activité sismique permanente ; parfois les secousses sont ressenties avec acuité par les populations du nord du pays. Il faut absolument une politique de prévention pour limiter les dégâts», dira d’emblée A.Yelles du CRAG (centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique).Et d’ajouter : « Le séisme est un phénomène complexe, c’est pour cela qu’une culture sismique est indispensable…C’est l’affaire de tous ». Le representant du CGS, M.Belazougui, abondant dans le même sens dira : “On ne peut empêcher le rapprochement eurasien.”
Le séisme a fait environ trois milliards de dollars de pertes et plus d’un millier de morts, ce qui amena le gouvernement à se pencher en 1985 sur la problématique, en accord avec l’université de Stamford, à mettre mettant en place un règlement national parasismique. Ce qui est une première mesure de prévention. Le règlement en question est relatif à la qualité d’exécution, à la formation. Il a été amélioré en 1999 par le RPA qui a porté sur l’aménagement urbain, le parc du bâtiment…» Le professeur A. Krim Chelghoumi du Club risque majeur, quant à lui, a dénoncé les multiples défaillances majeures détectées lors des expertises menées.
« 23 ans après le séisme de 1980, les différentes expertises menées sur les édifices, les ouvrages et canalisations ont fait montre de sérieuses défaillances. Le problème du parasismique est aussi celui du sol, qui détermine la nature des constructions et pas l’inverse ». « Deux officiers du génie militaire, géologues de formation, ont, au 18eme, fait référence dans les cahiers de la colonisation à deux zones sismiques au niveau de la Mitidja : Une grande zone ; fréquente et irrégulière et une petite, périodique tous les 35 ans.», enchaînera-t-il.
Par ailleurs, un officier de la Protection civile a insisté sur la nécessité d’inculquer la notion du plan Orsec et sa gestion à tous les responsables des wilayas, tout en associant les citoyens, et ceci, dira-t-il, pour les différents types de catastrophes. Le représentant du C-RA, de son côté, a mis en exergue l’importance de la sensibilisation des populations des zones vulnérables. « Initier les écoliers, les citoyens en les initiant au secourisme de base dans les zones vulnérables aidera à acquérir une culture sismique.» En outre, le président du collège des architectes a réitéré la nécessité de militer pour le code national du bâtiment.
M. Guichou du CTC s’est interrogé : Que faire face au vieux bâti ?
Lors des débats, les différents intervenants ont souligné la nécessité de création d’un comité interministériel de prévention des risques majeurs et d’une instance nationale d’aménagement du territoire, de multiplier les conférences du genre et les actions concrètes sur le terrain. Il est à noter aussi qu’il a été signalé que 80% des chantiers en cours de réalisation n’ont pas de bureaux de suivi, et que de grands projets sont inscrits sur des sols dont la qualité est douteuse.
Ahmed Kessi Envoyer cet article |